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  Les régimes matrimoniaux en général

Par défaut votre union sera célébrée sous le régime de la communauté légale. Il faut savoir qu'il existe d'autres régimes matrimoniaux qui font l'objet de contrats de mariage. Ceux-ci permettent de prendre des dispositions relatives à vos situations respectives, généralement sur le plan professionnel, et de préserver votre avenir.  Seul un notaire peut établir un contrat de mariage. N'hésitez pas à les consulter  pour choisir le contrat le plus adapté à votre situation. 
 

Voici la liste des différents régimes matrimoniaux :

 
  •  Les régimes matrimoniaux sont de 2 types :

 a ) Les régimes communautaires

- Le régime de la communauté légale

- Les régimes communautaires conventionnels

- La communauté universelle

 

 b ) Les régimes séparatistes

- Les séparations de biens

- Le régime de participation aux acquêts

  •  Règles communes aux différents régimes :

 

    • Les obligations des époux


  Ces règles concernent les pouvoirs et les obligations des époux ainsi que la sauvegarde de leur droits respectifs.
  Le principe d'égalité des époux est la règle depuis le loi du 23 décembre 1985.

 

a ) Contribution aux charges du mariage ( Art. 214 du Code civil )

Les époux sont tenus de participer aux dépenses d'entretien de la famille, d'éducation, de santé,... au prorata de leurs facultés respectives ou selon les modalités insérées dans la clause de leur contrat de mariage.

b ) La fiscalité

Concernant le logement familial, la solidarité des époux est le principe pour l'impôt sur le revenu et la taxe d'habitation.

En cas de résidence distincte et de déclaration de revenus séparés, il est possible d'y déroger ( Art. 6.4 du Code général des impôts ).

Il est possible d'être déchargé de cette solidarité fiscale en cas de comportement irresponsable ou frauduleux de l'autre époux.

c ) Les dettes 

Les époux sont également solidairement responsables des dettes de cotisations sociales, des dettes légales engendrées au cours de leur union en remboursement d'un trop perçu de la Caisse d'Allocations Familiales.

 

    • Pouvoirs des époux

 

a ) La gestion des biens

L'égalité des époux pour la gestion des biens communs est la règle. Le mandat entre les époux est possible : l'époux pouvant alors se faire représenter par son conjoint pour l'administration des biens ( Art.218 du Code civil ), le mandat est révocable à tout moment. 

Cependant, le mandat est présumé par la loi dans certains cas, notamment pour : 

- les exploitants agricoles familiales

- les collaborations agricoles familiales

- les entreprises commerciales et artisanales

b ) Les comptes bancaires

Les époux sont libres d'ouvrir des comptes de dépôt ou titres et d'en disposer à leur convenance. L'origine des fonds devra être justifié en fonction des règles et des principes spécifiques à chaque régime.

c ) Entretien du ménage et éducation des enfants

Les époux sont solidaires et sont tenus par la loi de participer aux frais d'entretien du ménage et d'éducation des enfants en fonction de leurs revenus et du train de vie de la famille.

Cette solidarité disparaît en cas de dépenses excessives d'un des conjoints ou achats strictement professionnels.

d ) Disposition des biens

La loi protège les tiers de bonne foi, dans les transactions effectuées avec l'un ou l'autre des époux qui a outrepassé ses droits, contre une éventuelle action en  nullité, ceci sous réserve de l'appréciation des tribunaux.

e ) Profession

Les époux sont libres d'exercer la profession de leur choix et de disposer de leur revenus après s'être acquittés de leur contribution aux charges du mariage.

 

    • Protection des époux

 

a ) Le logement familiale

Le logement familiale est protégé par la loi ainsi que les meubles qui le garnissent. Peu importe que les époux soient locataires ou propriétaires à titre personnel ou non, il ne peut pas être libéré ou vendu sans l'accord des deux époux ( Art. 215 du Code civil ).

b ) Recours judiciaires

Il est toujours possible de demander au juge du Tribunal de Grande Instance de débloquer des situations quand le consentement de l'autre époux est indispensable et ne peut pas être obtenu pour diverses raisons.

Dans le cas d'un conflit conjugal (divorce), l'autorisation du T.G.I. permet à l'époux  créancier (qui veut préserver sa créance envers son conjoint), d'inscrire une hypothèque légale sur un immeuble appartenant à l'époux débiteur (des dispositions particulières existent pour le régime de participation aux acquêts).

c ) Changement de régime matrimonial

L'Article 1397 du Code civil permet de changer de régime matrimonial après deux ans d'application du régime initial.

Cette modification doit respecter l'intérêt de la famille et c'est le juge qui est souverain sur cette appréciation. Cette démarche s'effectue auprès d'un notaire qui rédigera un acte de changement ou de modification. Il doit être soumis pour homologation au T.G.I. du domicile par l'intermédiaire d'un avocat. Le jugement doit ensuite être porté en marge de l'acte de mariage et publié dans un journal d'annonces légales diffusé dans le ressort du tribunal qui l'a rendu.

 

 
 



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